Tout savoir sur la pulvérisation
L’eau potable en France est l’un des aliments les plus surveillés et les plus sûrs au monde. Pour prévenir les risques de contamination des aires d’alimentation des captages, leurs zones les plus sensibles font l’objet de plans de protection spécifiques. Mais au-delà de ces périmètres de protection, c’est l’ensemble des ressources en eau qu’il est important de préserver. Sur les territoires agricoles, il est primordial de connaitre les sources de pollution potentielles par les produits phytosanitaires afin de s’en prémunir et de conserver ainsi une très bonne qualité de l’eau.
En France, 1000 captages ont été identifiés comme prioritaires au titre des pollutions diffuses agricoles. Ce sont les captages dits "Grenelle" ou "Conférence Environnementale". Ces captages, ou plutôt leurs aires d’alimentation, font l'objet de plans d'actions spécifiques.
Afin de prémunir ces sites sensibles, plusieurs périmètres de protection réglementaires sont définis sur l'aire d'alimentation du captage. Selon le périmètre, les mesures prises pour prévenir les risques de pollution sont variables, recommandées ou obligatoires.
Au-delà de ces périmètres, il est indispensable d’identifier les sources potentielles présentes sur les parcelles agricoles afin de préserver l’ensemble de la ressource en eau (nappes souterraines ou cours d’eau et plans d’eau en surface).
Il existe 2 voies potentielles de contamination par les produits phytosanitaires :
La principale cause d’infiltration est la perméabilité du sol et des roches qui permet un transfert vertical de l'eau en période de recharge des nappes. Au printemps et en été, l’infiltration de l'eau est faible (prélèvements par les racines) et les molécules phytosanitaires ont le temps de se dégrader avant la période de recharge de la nappe souterraine. Les sols ayant une grande capacité de rétention de l’eau sont moins propices aux infiltrations vers les nappes. C'est le cas, par exemple des limons profonds.
En revanche, sur des sols superficiels, sur des sols argileux fissurés par des fentes de retrait en période sèche, ou encore au niveau de zones d'infiltrations préférentielles comme les dolines dans les régions karstiques, l'infiltration de l'eau est potentiellement rapide et des transferts de molécules vers la nappe souterraine peuvent se produire.
pollution par infiltration
Il existe plusieurs types de ruissellement :
Lorsque l'eau s'accumule en surface pour former des petits ruisseaux sous l'effet du relief et de la forme de la parcelle, on parle de ruissellement de surface. L'érosion favorise alors le transfert de substances liées au sol tels que les produits phytosanitaires. Ce phénomène s'observe généralement lors d'orages de printemps, en particulier sur des sols battants comme les boulbènes. La pente accentue le phénomène car l'eau s'accélère. Dès 1 à 2% de pente, l'écoulement se concentre et creuse des rigoles et parfois même des ravines.
ruissellement de surface
Les sols hydromorphes sont liés à une couche imperméable souterraine. Ils sont sujets au ruissellement par saturation : l'eau déborde en surface ou en hypodermique.
ruissellement par saturation
Il existe de nombreuses pistes pour limiter l’érosion des sols et par conséquent le risque de ruissellement : Les pratiques culturales sont l’un des leviers les plus efficaces (herbisemis, travail du sol superficiel….). Dans la mesure du possible, il faut :
Pour cela :
Pour en savoir plus sur les risques de pollutions ponctuelles et diffuses
La réalisation d'un diagnostic de vulnérabilité permet de définir les voies de circulation de l'eau et ainsi de mettre en place les solutions adaptées.
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