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Le raisonnement de la lutte contre les maladies du tournesol repose sur quatre piliers : une bonne connaissance de la pression maladie de son secteur et de ses parcelles, une limitation du risque par l’adoption de pratiques culturales adaptées, le choix de variétés résistantes aux maladies cibles et l’adaptation de la stratégie fongicide à la pression maladie.
Selon les régions, la pression des principales maladies du tournesol (phoma, phomopsis, sclérotinia, verticillium) varie sensiblement. Pour connaître le niveau de risque de son secteur, on se reportera aux Bulletins de Santé du Végétal (BSV) de sa région, lesquels fournissent des cartes spécifiques. Rien ne remplace non plus une bonne connaissance de l’historique maladies des parcelles concernées.
Accédez aux BSV de votre région sur le site web d'ARVALIS - Institut du végétal
Un bon moyen de limiter la pression des maladies du tournesol est de recourir à l’agronomie. Parmi les pratiques culturales les plus efficaces à cet égard, on peut citer :
L’amélioration génétique a permis de sélectionner des variétés de tournesol résistantes ou peu sensibles au phomopsis, sclérotinia, verticillium ou au mildiou. La tolérance d’une variété à telle ou telle maladie sera donc un critère de choix déterminant si l’exploitation se trouve dans une zone où l’inoculum est présent. Elle permettra de limiter la protection fongicide, voire de s’en passer totalement.
En revanche, la génétique n’est d’aucun secours contre le phoma. En cas de présence d’inoculum, il faudra recourir à un traitement fongicide.
Pour trouver les variétés qui conviennent à votre situation, reportez-vous aux brochures réalisées par Terres Inovia.
Le choix d’une intervention fongicide dépendra de la sensibilité variétale aux maladies et de l’importance des attaques. Voici un exemple de raisonnement de la protection fongicide dans une situation favorable au phomopsis* avec attaques marquées de phoma.
L’amélioration génétique a permis de sélectionner des variétés de tournesol résistantes ou peu sensibles au phomopsis, sclérotinia, verticillium ou au mildiou. La tolérance d’une variété à telle ou telle maladie sera donc un critère de choix déterminant si l’exploitation se trouve dans une zone où l’inoculum est présent. Elle permettra de limiter la protection fongicide, voire de s’en passer totalement.
En revanche, la génétique n’est d’aucun secours contre le phoma. En cas de présence d’inoculum, il faudra recourir à un traitement fongicide.
Pour trouver les variétés qui conviennent à votre situation, reportez-vous aux brochures réalisées par Terres Inovia.
Le choix d’une intervention fongicide dépendra de la sensibilité variétale aux maladies et de l’importance des attaques. Voici un exemple de raisonnement de la protection fongicide dans une situation favorable au phomopsis* avec attaques marquées de phoma.
| Variété résistante (R) | Variété très peu sensible (TPS) | Variété peu sensible (PS) | |
| Phomopsis | 0 | 0 ou 1 (selon BSV) | 1 au stade LPT** |
| Phoma | 1 | 1 | 1 |
* Sol profond ou sol moyennement profond avec au moins un des caractères suivants :
** Stade LPT (stade limite passage tracteur) : le traitement phomopsis, s'il est nécessaire, doit être réalisé lorsque le tournesol mesure en moyenne 55-60 cm. Au-delà de ce stade le traitement est inefficace.
Terres Inovia édite chaque année des guides très complets sur la conduite du tournesol (Centre et Ouest, Sud, Nord et Est). Ils peuvent être téléchargés sur leur site web :