Grosses altises
Le colza est une des cultures les plus sensibles aux limaces. Elles affectionnent particulièrement cette culture qui leur permet de se nourrir mais aussi de se reproduire durant le long cycle végétatif du colza.
En fonction du niveau d’activité détecté précocement, il est possible d’activer les leviers de la lutte alternative.
La prise en compte du risque limaces sur l’ensemble de la rotation, avec l’alternance de cultures de printemps et de cultures d’automne, interrompt les cycles de vie des limaces et permet d’abaisser les populations. Toutes les cultures n’ont pas le même impact sur la présence de limaces. Une succession culturale bien choisie permet de limiter la présence des limaces à long terme.
A l’approche des semis, l’objectif va être d’implanter le colza dans les meilleures conditions. Pour cela, toute intervention culturale est favorable pour limiter le risque limace. Pour perturber les limaces, il n’est pas forcément nécessaire de travailler profondément le sol. Des passages répétés en travail du sol superficiel, de préférence par temps secs, seront très efficaces pour la destruction des œufs et des petites limaces par dessiccation. La perturbation du milieu de vie des limaces par le travail du sol entraîne une réduction des refuges constitués par les résidus de pailles, les mottes.
Des leviers complémentaires de type « évitement » peuvent être également activés tels que le décalage des dates de semis, le semis de colza en cultures associées, l’aménagement paysagers pour la présence d’une faune auxiliaire prédatrice des limaces comme les carabes par exemple.
L’ensemble des moyens de lutte préventifs ainsi que ceux permettant une levée rapide de la culture sont la clef d’une lutte efficace contre les limaces.
Ce dossier a été rédigé en partenariat avec DE SANGOSSE, leader de la protection contre les limaces. Pour approfondir la compréhension du ravageur et élargir le sujet aux autres cultures, aux conditions de traitement, rendez-vous sur www.ciblage-anti-limaces.fr
Deux espèces de limaces sont particulièrement nuisibles sur la culture du colza (même si d’autres espèces peuvent être localement rencontrées) :
L’activité des limaces est essentiellement nocturne. Si les conditions sont favorables (température et humidité), elles sortent et s’activent à la recherche de nourriture. Elles peuvent s’alimenter à proximité ou se déplacer (si le sol est humide en surface), parcourant jusqu’à 3m par nuit. Elles sont capables d’ingurgiter l’équivalent de 50% de leur poids en 24h.
Les impacts des limaces sont les plus dommageables sur les jeunes plants de colza
: jusqu’au stade 3-4 feuilles. En effet, à la levée du colza, les dégâts occasionnés sont la destruction de la plantule par section de l’hypocotyle.Sur des stades plus avancés, les limaces peuvent affaiblir le pied de colza en s’attaquant fortement à l’appareil foliaire sans pour autant occasionner la perte du pied.
Il est essentiel d'identifier le mode de vie des limaces et de savoir les reconnaître pour choisir et adapter au mieux sa stratégie anti-limaces
la grille d’évaluation du risque limace à la parcelle.Des outils existent comme .
Afin d’évaluer le risque limaces à la parcelle, il existe 3 méthodes d’observations directes :
A noter : L’idéal est de pouvoir démarrer les observations 15 à 20 jours avant la date de semis prévue pour acquérir plusieurs références à raison de deux comptages par semaine pour les colzas.
Vous pouvez également rejoindre le réseau de lutte anti-limace : Club Ciblage.
Dégâts de limaces sur plantules de colza